L'administrateur
Côté Ordre : il gère l'ensemble des déclarations PCS et consulte des statistiques par région pour suivre la couverture sur le territoire.
Déclarer les espèces prises en charge en urgence — simplement, sur tous les écrans.
L'Ordre national des vétérinaires dispose d'un Extranet administratif, utilisé par l'ensemble des vétérinaires de France. Le projet : une refonte visuelle de l'existant et un nouveau module de gestion de la PCS — la déclaration des espèces qu'un cabinet peut prendre en charge lorsqu'il est appelé en urgence.
En France, un cabinet vétérinaire peut être appelé en urgence à tout moment — mais il doit, pour cela, déclarer les espèces qu'il prend en charge.
L'Extranet de l'Ordre est l'outil interne où se fait cette gestion. Le projet couvrait deux volets : une refonte visuelle de l'existant, et l'ajout d'un module dédié à la PCS.
Le module est aujourd'hui en production, dans un outil utilisé par l'ensemble des vétérinaires de France.
Refonte d'un existant : les nouveaux écrans devaient respecter le style et les interactions déjà en place, sans rupture pour les utilisateurs habitués à l'outil.
Les utilisateurs sont des vétérinaires, souvent peu à l'aise avec le numérique et déjà confrontés à de nombreux formulaires administratifs. D'où une contrainte forte : le formulaire devait être simple, rapide, et utilisable partout — desktop, tablette et mobile.
Trois itérations de maquettes, avec des retours utilisateurs à chaque tour, ont permis d'ajuster le module au plus près du terrain.
Chacun avec ses droits sur la gestion de la PCS.
Côté Ordre : il gère l'ensemble des déclarations PCS et consulte des statistiques par région pour suivre la couverture sur le territoire.
Côté cabinet : il gère la PCS de son propre cabinet — les espèces prises en charge et leur classement par importance.
La première version reposait sur un double glisser-déposer : glisser une espèce pour l'ajouter, puis la réordonner par importance. Problème : le drag & drop est peu fiable en tactile et peu intuitif pour des utilisateurs âgés. L'ajout est passé à un système de boutons explicites, fiable sur tous les supports.
Un entretien client a révélé que classer les catégories d'espèces par importance n'est pas une décision propre à un formulaire, mais une gestion qui concerne le cabinet entier. Le réordonnancement a donc été déplacé du formulaire vers une vue récapitulative au niveau cabinet — là où la tâche se décide réellement.
Au niveau cabinet, le réordonnancement est resté en glisser-déposer — mais dans un cadre maîtrisé : quatre catégories maximum, dans un espace dédié, sans imbrication. À cette échelle, l'interaction reste compréhensible et utilisable en tactile.
Le drag & drop n'a pas été banni par principe : il a été retiré là où il posait problème, conservé là où il fonctionne.